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DESACHY Nicolas entrevistat per FOOTMAG 

Depuis mars 2011, Nicolas Desachy est le président de l’AOF (Associacion Occitana de Fotbòl), qui gère la sélection nationale d’Occitanie, figurant parmi les nations non reconnues de la Fifa. Toujours joueur, il donne au quotidien de son temps pour promouvoir cette équipe pas comme les autres, qui cherche à promouvoir une culture, une langue, à travers le ballon rond et sa convivialité. Avec ses consoeurs de toute la planète football, les difficultés rencontrées sont pourtant nombreuses pour organiser des oppositions internationales mais, avec le temps, elle a appris à se structurer et de nouveaux projets d’avenir sont à l’étude. Et ne venez surtout pas parler de nationalisme ou d’idéologie politique à Monsieur Desachy.

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Football-mag: Monsieur Desachy, pouvez-vous nous faire un petit historique de la sélection d’Occitanie ?

Nicolas Desachy: Notre équipe nationale a été fondée en 2004, par Monsieur Peire Costa, qui était donc président-fondateur, et je l’ai remplacé il y a seulement quelques mois puisque je l’ai remplacé en mars 2011. L’objet principal de ce projet est la mise en valeur de la langue et de la culture occitane. Nous voulons montrer que l’Occitanie, son peuple et ses traditions, existent toujours, et surtout la transmettre pour éviter que la génération prochaine passe à la trappe puisque, pour exemple, la langue disparaît de plus en plus.

Pourquoi avoir choisi le football comme vitrine ?

Nous avons choisi le football pour plusieurs raisons. Pour commencer, le président-fondateur aimait bien taquiner le ballon, et tout son entourage le suivait, sans compter que tous étaient dans des calendrettes, des écoles où l’on apprend l’Occitan, et c’est de là que l’équipe a été mise en place. Depuis, il y a eu du changement puisque nous fonctionnons différemment, il y a plus de relations médiatiques, nous avons pris de l’envergure, et je ne vous cache pas que nous avons maintenant des projets de faire des petites sœurs dans d’autres sports. Mais le football reste un vecteur universel de rassemblement des peuples et des cultures. On oublie un petit peu tout le reste quand on chausse les crampons. De ce fait, nous espérons pouvoir mettre en place le projet d’une équipe féminine. L’idée est que cette équipe voit le jour en 2013.

Sentez-vous un véritable engouement autour de vous et votre sélection ?

Je suis concerné depuis quelques années déjà puisque, avant d’être président, je suis joueur depuis la saison 2006-2007, donc j’ai pu constater l’engouement que nous pouvons susciter, et il évolue. Auparavant, nous avions un niveau de football moindre que ce qu’il a atteint aujourd’hui, ce qui fait que le soutien venait presque exclusivement de l’entourage des joueurs de l’équipe ou des personnes membres de l’association. Nous avions à l’époque très peu de retombées médiatiques et peu de gens connaissaient même notre existence. Quand j’ai repris le bébé, j’ai eu à cœur d’apporter ma petite touche avec mes connaissances du monde de l’entreprise et j’ai structuré l’association et notamment insister sur les relations médiatiques. On a mis sur le devant de la scène l’idée d’élever le niveau de la sélection, et nous avons franchi trois ou quatre niveaux. En 2004-2005, nous devions avoir un niveau Promotion de Ligue, et aujourd’hui, nous quatre ou cinq joueurs qui évoluent en CFA. Le niveau moyen de l’équipe se situerait aux environs d’une très bonne DH ou d’une petite CFA 2. Ce qui fait que nous arrivons à proposer de jolis matches, donc de plus en plus de supporters nous suivent et s’intéressent à nous. En gros, nous sommes à tournant de la sélection...

Aujourd’hui, quel est le statut de votre association ?

C’est une loi 1901, l’Associacion Occitana de Fotbòl (AOF), d’un point de vue juridique. Après, tout est question de bénévolat chez nous, des joueurs jusqu’à l’encadrement. Les joueurs sont tous membres de l’AOF et, à ce titre, doivent cotiser une somme non-significative. Nous avons un comité directeur composé de neuf personnes, avec un chargé des relations presse, le sélectionneur, deux personnes chargées des relations avec les autres fédérations de minorités linguistiques ou d’états non reconnus, et les structures chargées d’organiser les rencontres internationales, un secrétaire général, un trésorier, deux responsables des relations partenaires-entreprises et moi-même.

A quoi l’AOF est-elle rattachée aujourd’hui ?

Il y a deux organismes principaux qui gèrent les matches internationaux. Il y a d’abord le Fuen, qui s’occupe tous les deux ans des compétitions européennes, avec l’Europeada, qui est notre Euro à nous. Il y a une vingtaine de sélections engagées, à condition de représenter une minorité linguistique ou un état non-reconnu. Le tirage au sort a par ailleurs eut lieu il y a peu et rendez-vous est pris en Luçatie, une région Est de l’Allemagne, pour le prochain tournoi. Il y a également le NF-Board, qui gère lui les événements mondiaux et dont nous sommes adhérents depuis 2004. Cette structure organise la Viva World Cup, dont la dernière édition s’est déroulée à Gozo, une des trois îles de Malte qui souhaiteraient être indépendantes. La prochaine édition est prévue pour fin mai 2012, en Irak kurde, où l’Occitanie sera présente. Et pour info, notre sélection a pour projet, en parallèle de l’Euro 2016 en France, d’organiser sa propre Europeada la même année.

Mais lorsque vous voyagez pour des tournois, comme en Allemagne ou en Irak, disposez-vous de soutiens financiers ?

Les organisations ne nous fournissent aucun fond, au contraire de ce que peuvent faire l’UEFA ou la Fifa avec les équipes nationales reconnues. D’où l’intérêt d’avoir deux personnes chargées des relations partenaires-entreprises... Depuis quelques années, de gros clubs de football régionaux nous suivent, des grandes entreprises aussi, ça aide. Nous avons plusieurs sources de revenus mais cela reste très difficile car, l’inconvénient de notre démarche culturelle, c’est qu’il y a très peu de retours sur investissements. Nous représentons 40% de la France (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes Côté d’Azur, Aquitaine, Midi-Pyrénées) donc nous avons des demandes de subventions auprès de plusieurs régions. Mais il faut motiver tout le monde.

Et quels sont les critères de sélection pour représenter l’Occitanie ?

Ils ont changé ces dernières années. Auparavant, nous avions une sélection où tous les joueurs parlaient l’Occitan mais d’un niveau footballistique plus faible. Le nouveau sélectionneur, a mis en place un nouveau système pour hausser le niveau du collectif, et la maîtrise de la langue occitane n’était plus le premier critère de sélection à partir de 2008. Toutefois, tous les joueurs avaient un intérêt fort pour notre culture, ils étaient fiers de représenter la culture occitane, même s’ils ne parlaient pas tous la langue. Mais aujourd’hui, maintenant que nous avons hissé notre niveau moyen, la maîtrise de la langue occitane est redevenue un critère essentiel de sélection. Derniers points importants, il faut vivre Occitanie et adhérer à notre philosophie, basée autour des piliers que sont la convivialité, la combativité, l’humilité et le respect.

Avez-vous des contacts directs avec la Fifa et l’UEFA ? Nous n’avons aucune relation avec ces structures dirigeantes. Dans notre combat quotidien, nous n’avons pas trop le souhait d’intégrer la Fifa par exemple. Mais si elle nous reconnaissait, même oralement, ce serait une excellente chose, si elle accompagnait les sélections que nous sommes dans l’organisation des tournois, ce serait très bien, mais ce n’est pas combat, c’est clair.

Y’a-t-il des fins politiques au sein de l’AOF ?

Absolument pas. Je ne vous cache pas que, avant que je reprenne la sélection, il y avait une utilisation de la sélection qui pouvait être assimilée à de la propagande. Il y avait des revendications politiques de certaines personnes un peu indépendantistes, et cela ne correspondait pas à l’image que je souhaitais véhiculer. Je rencontre maintenant souvent des politiques, et lorsqu’ils veulent organiser des matches contre des sélections à des fins politiques, je mets mon veto. Je leur signifie que nous représentons une culture, une tradition, et les rencontres que nous jouons n’ont qu’un seul et unique objectif : l’enrichissement personnel en découvrant de nouvelles cultures.



 

 


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